10.10.2010

Automne

 

J’ai assez de pluie dans les mains pour encore les ouvrir chaque jour, encore marcher, encore aimer l’ombre des nuages et traverser les jours gris. L’eau entre mes doigts glisse sur cette terre comme l'automne sur la vitre. Elle fait naître un souffle de fleurs éphémères, pendant qu’elle tourne. Indifférente à la tentative des mots.

09:55 Publié dans Mots, poémo-texte | Commentaires (5)

29.09.2010

Alliance

 

Copie de touaregs.JPG

Je te sais
homme bleu
comme on sait
dans son sang
l'alliance inscrite

je suis la gardienne de ta maison
la dague à ta ceinture
l'eau sur ta bouche

tu te tiens sur la dune
veilleur silencieux
tu cherches

c'est moi qui te trouve

 

12:00 Publié dans Mots, poémo-texte | Commentaires (4)

brûlure

 

Je vous ai revu et mes yeux sont brûlés
Je vous ai parlé et ma bouche est sèche
J'ai tenté la fuite
Tenté de me faire feuille dans les arbres, caillou sur la terre
Puis cherché le courage et sept fois mes mots
Mais c'était trop de clarté
Un ciel trop large, une trop belle journée
Je ne vous ai rien dit

11:57 Publié dans Mots, poémo-texte | Commentaires (3)

15.09.2010

Il a enfin un myspace : )


 

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Monsieur Charles Trio

 

 

19:09 Publié dans Musique | Commentaires (0)

03.09.2010

Homme bleu

 

Tu me trouveras toujours là. Assise. Tranquille.
Quoique je fasse, où que je sois, c’est comme ça que tu me trouveras.
Tu pourras me raconter si tu veux, depuis qu’on ne s’est pas vu, tes amours, les inquiétudes, les satisfactions, comment la vie te plaît et te malmène.
Peut-être que je porterai la même robe d’été, et je te reconnaîtrai. Que tu aies fait le tour de la terre ou sillonné toutes les mers du monde, que tu aies dix fois changé de métier, que dix fois tu te sois marié, je te reconnaîtrai.
Jusque dans ce mystère de toi que je n’atteins pas. Je  lui donne ,à ce mystère, l’image de ma propre inconnue, une image de sable jaune et ce trait tremblant de lumière brûlante à l’horizon, au tout début du ciel.
J’habite là et tu pourras m’y trouver toujours. Assise. Aveugle depuis longtemps de trop de lumière. Et je serai surprise, encore une fois, que tu ne portes pas de cheich bleu. Que tu viennes d’ailleurs et que tu puisses t’asseoir près de moi sans rien briser de l’environnement de sable où je vis. 

20:10 Publié dans Mots, poémo-texte | Commentaires (0)